Fabrication d’un paddle gonflable

Fabrication d’un paddle gonflable

Sur le site, nous parlons souvent de Dropstitch. Il est temps de lever le voile sur cette méthode de fabrication des paddles gonflables. Dans cet article, nous parlerons donc technique de fabrication afin que la conception d’une planche de SUP ne soit plus un secret pour vous.

Le Dropstitch est une superposition de fines couches de PVC (au minimum deux couches). Ces lames de PVC sont liées entre elles par des fils en nylon. On parle de maillage en polyester densifié. Le dropstitch a pour rôle de former la couche supérieure et inférieure du paddle gonflable. C’est lui qui va procurer à la planche gonflée sa rigidité, sa forme et son allure globale.

La méthode de fabrication du dropstitch est bien connue par les fabricants. Cependant, il y eu dernièrement une grande révolution sur la fabrication : la technologie FUSION que l’on retrouve sur beaucoup de paddle gonflable de nos jours, qui a permis de réduire le poids de la planche sans supprimer de surface PVC.

Le but de cet article n’est pas de porter un jugement sur les techniques de fabrication, mais de vous éclairer (très simplement) sur les processus de fabrication des dropstitchs. Cela permet notamment de comprendre les écarts de tarifs entre certaines gamme de paddle qui semble être identique.

Importance du dropstitch

Chaque paddle gonflable possède un dropstitch propre. Simple ou double couche (stringer ou collée), double couche avec la technologie Fusion ou encore MSL. Chacun de ces procédés de fabrication possède ces avantages et ces inconvénients.

Le dropstitch simple couche

Le dropstitch simple est la technique qui était utilisée au départ. Une simple couche en haut et en bas, relier par un nombre variable de fil en nylon. Cette technique est encore utilisée sur les paddles gonflables les moins chers. Cela impacte le poids de la planche et son prix. Mais c’est au détriment d’une parfaite rigidité et d’une esthétique parfois vite compromise, surtout par forte chaleur.

+

  • Coût de production réduit
  • Prix de vente attractif

-

  • Planche peu rigide
  • Planche qui se tord sous la chaleur

Le dropstitch simple couche & stringer

Le dropstitch simple couche avec un stringer, c’est une technique pour augmenter la rigidité de la planche ainsi que sa résistance aux chocs. Dans les faits, c’est simplement un dropstitch simple sur lequel le fabriquant vient coller une bande de PVC. C’est beaucoup moins coûteux qu’une technologie Fusion ou MSL, mais cela ne comble pas totalement les quelques lacunes d’un dropstitch simple.

+

  • Coût de production réduit
  • Prix de vente attractif
  • légère augmentation de la rigidité

-

  • Toujours peu résistant aux fortes chaleurs.
  • Poids maximum du rider : 90 kg

Le dropstitch double couche (ou dropstitch collé)

Le double couche permet de limiter l’aspect « tordu » d’une planche. Il remplit efficacement son rôle. Le dropstitch à double couche alourdie le poids de la planche de SUP. Le procédé de fabrication est le suivant, une fois la première couche sortie, elle est gonflé puis on vient lui coller une seconde couche. La colle va augmenter considérablement la rigidité du SUP gonflable, mais aussi son poids.

+

  • Bonne rigidité du SUP
  • Prix de vente accessible

-

  • Planche très lourde
  • Débordement de colle qui terni parfois la finition

La technologie fusion

La technologie FUSION permet, comme son nom l’indique de fusionner les deux couches ensemble. Cela permet de ne pas utiliser de colle si de lame de PVC supplémentaires ce qui a pour effet de réduire le poids final de la planche, mais également de la rendre bien plus rigide. Le procédé est réalisé à forte température et entre les deux couches, on retrouve de la fibre composite qui rigidifie l’ensemble.

+

  • Planche très rigide (+30%)
  • Planche légère (-20%)

-

  • Coût de production plus onéreux
  • Prix de vente moins accessible

La technologie MSL

Pendant un temps, on pouvait croire que pour réduire le poids d’une planche sans retirer de PVC était impossible et la technologie FUSION permettait un rendement très correcte sur l’eau. Mais depuis, de l’eau à coulé dans les rivières et c’est – une fois n’est pas coutume – Red Paddle qui a breveté cette technologie. Elle se nomme Monocoque Structural Laminate et permet un niveau de rigidité extrême pour une planche gonflable. Cette technique de fabrication se rapproche de la précédente. Sauf que la fibre composite est en couches horizontale et les fils de polyester sont multidirectionnels. Ajoutez à cela du PVC renforcé et vous obtenez un paddle sans colle, sans adhésifs supplémentaires, résistant à de fortes pressions et aux fortes chaleurs. Extrêmement résistant.

+

  • Le top
  • Ultra réistant

-

  • Très cher à produire
  • Tarif haut de gamme

Le principal inconvénient des dropstitchs simple et double couche se situe au niveau du gonflage. Les fabricants vous proposent un gonflage optimal au alentour de 15 Psi. Cependant, pour bénéficier des meilleurs sensations sur l’eau, il est préférable de gonfler sa planche entre 18 et 22 Psi afin d’obtenir une rigidité proche des planches de paddles rigides. Les technologies fusion et MSL offrent clairement les meilleurs rendement sur l’eau, mais les paddles embarquant ces techniques sont plus onéreux.

Le dropstitch double chambre

Encore une autre technique de fabrication. Le dropstitch double chambre permet surtout de garantir une sécurité. Il vous sera demandé d’en être équipé si vous souhaitez faire du paddle en haute mer ou à plus de 300 mètres des côtes.

On retrouve les technologies FUSION, MSL et double couche collée sur ces modèles de paddles. La différence réside dans la présence de bande renforcée et surtout d’un dropstitch séparé en plusieurs morceaux afin de pouvoir gérer un problème en haut mer et pouvoir revenir à bon port.

L'avis de monpaddlegonflable.com

Comme souvent, le choix de la technologie va dépendre de l’activité que vous souhaitez réaliser et du nombre d’utilisations que vous prévoyez.

Le budget peut aussi venir peser pour le choix de tel ou tel finition de dropstitch.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un dropstitch simple n’est pas mauvais non plus. C’est une qualité moindre qu’un MSL c’est certain, cependant pour une utilisation en loisir, le dropstitch simple fait parfaitement l’affaire. Il est d’ailleurs bien souvent considéré comme un engin de plage.

Par contre, si vous êtes à la recherche de la perfection, de sensation similaire au paddle rigide, il faudra se tourner, au minimum vers du dropstitch FUSION ou alors vers le haut de la gamme avec les technologies MSL.

D’autres technologies devraient faire leur apparition dans les années à venir. Comme en témoigne cet article du fabricant Gumotex.